[MIGNOT (Abbé Etienne)]: Traité des droits de l'Etat et du P - Lot 175

Lot n° 175
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[MIGNOT (Abbé Etienne)]: Traité des droits de l'Etat et du P - Lot 175
[MIGNOT (Abbé Etienne)]: Traité des droits de l'Etat et du Prince, sur les biens possédés par le clergé. Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1755-1757. 6 volumes. 9,5 par 16,5 cm. XXXVI-405 ; (2)-XII-396 ; XLIII-(1)-411 ; VIII-418 ; VIII-436 et VI-435-(1) pages. Plein veau marbré de l'époque, dos 5 nerfs, caissons ornés, pièces de titre rouges. Petit défaut en bas d'une coiffe, épidermures sur un plat, sinon très bel exemplaire. Un précurseur de l'opportunité de la dépense publique et de son contrôle, thème contemporain s'il en est… Edition originale peu fréquente. Conlon 55 ; 923 ; Marion: Machault d'Arnouville. Etude sur l'histoire du contrôle général des finances de 1749 à 1754, pp. 292-293. Célèbre ouvrage en faveur de la réforme de Machault d'Arnouville, qui avait instauré un vingtième, lequel prélevait 5 % sur tous les revenus, y compris sur ceux de la noblesse et du clergé. Parmi les privilégiés qui protestèrent contre cette mesure de justice fiscale, le clergé fut le plus virulent. "Histoire complète avec tables de tout ce qui a été dit dans les conciles, canons, livres saints, assemblées du clergé, etc., depuis l'origine de la monarchie jusqu'en 1750, au sujet de l'imposition des biens ecclésiastiques. L'auteur conclut en faveur de l'imposition." (Stourm). Un vigoureux débat s'ouvrit. Parmi ceux favorables au maintien du privilège de l'Eglise, figurait, de façon étonnante, Montesquieu. Parmi ceux qui tenaient pour la soumission du clergé à l'impôt, il faut noter le protestant La Baumelle, qui défendit son point de vue dans un ouvrage paru anonymement, qui eut l'honneur d'être attribué à Voltaire ou à Diderot. Mais celui qui épuise la question, en l'analysant dans tous ses aspects, c'est l'abbé janséniste Etienne Mignot dans son ouvrage Traité des droits de l'Etat et du Prince, sur les biens possédés par le clergé. Le grand intérêt de l'ouvrage réside dans l'idée très originale que développe l'auteur : l'opportunité de la dépense publique et son contrôle. "Le clergé [...] s'est trompé en réclamant un privilège chimérique d'être exempt de contribuer aux besoins de l'Etat ; mais il aurait eu raison s'il n'avait réclamé que le droit de vérifier l'utilité et la convenance des subsides demandés par la couronne, et s'il avait réclamé ce droit, non à raison de son caractère sacré, mais comme participant naturellement aux franchises des autres citoyens " L'ouvrage fut mis à l'index le 21 novembre 1757.
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