[Révolution] Lot de 5 brochures révolutionnaires relatives a - Lot 204

Lot n° 204
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Estimation :
140 - 250 EUR
[Révolution] Lot de 5 brochures révolutionnaires relatives a - Lot 204
[Révolution] Lot de 5 brochures révolutionnaires relatives au débat fondamental sur le droit de véto du Roi tous reliés en cartonnage moderne bradel, sensiblement 20,5 par 12,5 cm. En parfait état: Ce débat est à l'origine du clivage droite et gauche qui rythment aujourd'hui encore la vie politique française. Les 5 brochures sont en édition originale, et sont rares. 1. CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Traité de la sanction royale, mis en maximes pour le peuple. Paris, Desenne, 1789. 17 pages. Mouillure claire dans la marge int. de l'ensemble des feuillets, sans gravité. Edition originale. Martin et Walter 6499 ; Monglond I-col. 115 ; Conlon 89 : 7721 n'en localise qu'un seul exemplaire en France (B.N.F.) ; le CCFr. n'en recense qu'un autre (B.M. de Rouen). En faveur du veto absolu. Très étonnante position de l'ex-jésuite Cerutti, membre influent du parti patriote et auteur du très célèbre et influent Mémoire pour le peuple français. Débat capital sur l'origine et la détention de la souveraineté. Si l'on donne au Roi un droit de veto absolu sur les lois votées par l'Assemblée nationale, il détient une partie de la souveraineté. Les patriotes rejettent unanimement cette conception : la souveraineté ne peut être partagée, l'Assemblée nationale seule doit la détenir. Le veto suspensif pendant trois législatures n'implique pas son partage : le Roi vérifie seulement que c'est bien la volonté de la nation. Le débat sur la sanction royale et la nécessité d'une «Chambre haute» provoquèrent la première scission au sein du parti patriote : les monarchiens, partisans d'un veto absolu, perdirent la bataille et leur influence. C'est à la suite du vote du veto suspensif, le 11 septembre 1789, que l'on commença à diviser les différentes factions en partis : l'extrême-droite (les monarchistes), la droite (les monarchiens), la gauche (les patriotes) et l'extrême-gauche. 2. POLVEREL (Etienne de). 1) Observations sur la sanction royale, et sur le droit de veto. Paris, Imprimerie de Grangé, s.d. [1789], 15 pages ; (suivi de). -2 Développement des observations sur la sanction royale, et sur le droit de veto. Paris, Imprimerie de Grangé, s.d. [1789], 16 pages ; soit 2 ouvrages en 1 volume. Editions originales. Très rare complet. Conlon 89 : 10469 et 10468 ; Martin et Walter 27724 et 27725. Par un avocat, ancien syndic des États de Béarn en 1789. Polverel rejette tout droit de veto au nom de la séparation des pouvoirs. 3. SALLE (Jean-Baptiste). Opinion sur la sanction royale, à la séance du premier septembre 1789. Paris, Baudouin, 1789. 30 pages. Edition originale. Conlon 89 : 10815. Député du Tiers-État de Lorraine. Partisan du droit de veto suspensif. 4. PANGE (Chevalier François de). De la sanction royale. Paris, Barrois d'Aîné, 1789. 43-(1) pages. Edition originale. Conlon 89 : 10313. François de Pange appartenait à une ancienne et opulente famille lorraine, proche des Trudaine. Publiciste libéral, il collabora avec Condorcet au Journal de la Société de 1789. (cf. Berthelot, Grande encyclopédie XXV-p. 943). Rejet catégorique de tout veto. «Accorder à un homme le droit de rendre inactive la volonté d'un peuple, c'était manquer aux plus évidens principes du droit naturel, seul guide cependant que des hommes […] consentent à suivre dans la recherche de leurs droits.» (Conclusion p. 41). 5. GRÉGOIRE (Abbé Henri-Bapt.). Opinion sur la sanction royale, à la séance du 4 septembre. S.l.n.d. [1789]. 11 pages. Edition originale. Martin et Walter 15662.
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