PARURE AYANT APPARTENU - Lot 181

Lot n° 181
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10000 - 15000 EUR
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Résultat : 41 000EUR
PARURE AYANT APPARTENU - Lot 181
PARURE AYANT APPARTENU À LA COMTESSE ALBINE DE MONTHOLON (1779-1848) OFFERT SELON LA TRADITION FAMILALE PAR L'EMPEREUR NAPOLEON Ier ALORS EN CAPTIVITÉ A SAINTE-HÉLÈNE. Composé d'un diadème, d'un collier et d'un bracelet jonc en or jaune, à décor de motifs floraux et feuillagés sertis de cabochons de turquoise rehaussés d'un entourage de petites perles fines. L'ensemble est conservé dans son écrin ancien postérieur, intérieur en soie ivoire et velours rouge orné sur le couvercle des initiales M.L.C. (initiales de la comtesse de Masin, descendante directe du comte et de la comtesse de Montholon). Travail français du début du XIXe siècle. Poinçon titre : tête de bélier sur bracelet jonc Poinçon d'orfèvre : non identifié (A & L ou A & E avec face à main) Poids total brut : 76.06 grs. Bracelet : 13 grs - 50 x 57 mm (dimensions intérieures) Diadème (avec éléments à refixer ) : 39.51grs - L : 39.5 cm env. Collier : 23.55 grs L : 40 cm fermoir compris Accidents, manques, en l'état, joint quelques éléments détachés à refixer Historique : La comtesse de Montholon est issue d'une petite noblesse appartenant à la bonne société de Montpellier, alliée aux Cambacérès, dont elle est la cousine germaine de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès. Albine Vassal épouse, le 19 février 1797, le baron Jean-Pierre Bignon (1771-1841), dont elle divorce en 1799 pour épouser le baron Daniel Roger (1788-1849). En 1808, elle rencontre Charles-Tristan de Montholon (1783-1853) : c'est un coup de foudre réciproque. Elle quitte alors le domicile conjugal pour vivre avec Montholon. De cette union naissent trois fils, dont le cadet deviendra ambassadeur de Napoléon III auprès de l'empereur Maximilien Ier lors de l'intervention française au Mexique en 1867. Le baron Roger demande la séparation de corps le 26 avril 1809, puis obtient le divorce le 26 mai 1812. Deux mois plus tard le 2 juillet 1812, Albine épouse le comte de Montholon. En 1815, après la chute de Napoléon, elle suit son mari, qui accompagne l'empereur Napoléon Ier lors de son exil à Sainte-Hélène. Ce souverain, autrefois le plus puissant d'Europe, est alors un homme seul, exilé sur une île ingrate, à la merci d'un geôlier odieux, soupçonneux et borné. Son entourage n'est pas une cour, mais " des compagnons de hasard ", volontairement exilés pour le servir, confinés dans un espace restreint, s'épiant mutuellement et guettant ses faveurs. La fascination demeure, mais les intérêts personnels ternissent cette ferveur fidèle que l'Empereur attend de son entourage. Parmi les compagnons d'exil figurent le comte et la comtesse de Montholon. Quelle a été leur motivation en prenant la décision de suivre l'Empereur ? Était-ce réellement pour le servir ? La solitude de Napoléon a-t-elle été adoucie par la présence d'Albine de Montholon ? Les intrigues, les mensonges, l'ennui rendent suspects les écrits des témoins, et la réponse à cette interrogation, en particulier, doit être formulée avec délicatesse. Confidente de l'Empereur lors de ses promenades et de leurs tête-à-tête, lectrice capable de le tirer de la mélancolie, ou encore musicienne fredonnant pour lui des airs italiens, Albine a été, à Sainte-Hélène, la femme dans l'ombre de celui qui avait gouverné un empire démesuré et qui n'eut même pas droit, dans son exil, à l'affection de sa famille. Elle serait devenue sa maîtresse. C'est durant cette période que naîtront les filles de la comtesse de Montholon, la première prénommée Napoléone Marie Hélène Charlotte, le 18 juin 1816, en l'honneur de l'Empereur, et la seconde prénommée Joséphine qui pourrait être la fille de Napoléon - fait toutefois discuté par certains historiens. Lorsque Napoléon apprend sa liaison avec le lieutenant-colonel Basil Jackson, il la fait renvoyer en France en juillet 1819, laissant ainsi sous-entendre que son attachement à la comtesse de Montholon était bien réel. Provenance : cette pièce historique fut conservée depuis par descendance directe de sa fille Napoléone de Montholon-Semonville (1816-1907) vicomtesse du Couëdic de Kergoualer puis via la comtesse de Masin jusqu'aux actuels propriétaires. Expert : Cyrille BOULAY
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